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Une conférence annuelle ouverte à tous

Depuis trois ans, l’ANO propose des conférences sur les îles, autres quee celles constituant l’archipel du Ponant. Chaque troisième mercredi du mois d’octobre, à la salle polyvalente de Lampaul à Ouessant, Jean Philippe Siblet, président de l’ANO, nous a convié jusqu’à présent à ces vidéos projection commentée sur l’avifaune et les milieux naturels des îles du monde.

Les îles des Açores (2010)

Pas besoin de s’envoler au bout du monde pour trouver un petit coin de paradis. Situées en plein cœur de l’océan Atlantique, les Açores étendent leur éden coloré sur neuf îles. Avec un climat doux toute l’année, chacune révèle un paysage fleuri, structuré par de nombreux volcans. Sur l’île du Pico, un cône volcanique de 2 351 mètres d’altitude forme le point le plus haut des Açores et du Portugal.

L’archipel constitue une étape obligatoire dans la migration de certains migrateurs qui trouvent sur la côte, les lacs, les ilots, des refuges pour se reposer et nidifier. Parmi ces espèces on trouve notamment les sternes (garajau comum et garajau rosado) et le puffin du Cap-Vert (cagarro). Le Garajau est une espèce protégée qui arrive fin avril aux Açores pour repartir à la fin de l’été vers les côtes africaines. Oiseau marin emblématique des Açores, le cagarro passe ses journées en mer où on peut facilement l’observer posé sur l’eau en grandes bandes, mais à la fin de la journée il se réfugie sur les falaises au dessus desquelles il tournoie en poussant des cris surprenants, évoquant un gémissement ou des lamentations gutturales.

Outre les oiseaux marins, on peut aussi apercevoir d’autres espèces comme le pluvier, le héron, le merle noir, le pigeon ramier, la caille, le milan. L’une des rares espèces endémiques, le priôlo ou bouvreuil des Açores, est présent dans la partie est de l’île de São Miguel dans le complexe montagneux de la Serra da Tronqueira. Espèce menacée, elle fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de protection via le projet européen LIFE priolo.

L’île de la Martinique (2011)

La Martinique (« Matinik » en créole), est une île à la fois région d’outre-mer et département d’outre-mer, française depuis 1635. Faisant partie de l’archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l’Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Il existe environ une quarantaine d’espèces d’oiseaux en Martinique. Certaines comme les perroquets sauvages ont complètement disparu, d’autres sont en danger (Gorge blanche, Carouge,...). Plusieurs raisons à cela : la chasse intense depuis le XVIIème siècle, la disparition des forêts, l’introduction de nouveaux prédateurs (mangoustes, chats). Enfin, l’arrivée de concurrents étrangers (aigrette pique boeuf, merle de Sainte Lucie, tourterelle turque, etc.) va aussi pousser hors de leur niche habituelle les espèces locales, parfois endémiques. L’avifaune représente une véritable richesse à bien des égards puisqu’elle participe activement à la réduction des insectes et des rongeurs, à la dissémination des graines et à l’égaiement des paysages.

On peut rencontrer 4 espèces de colibris en Martinique : le colibri madère (Eulampis jugularis), le plus grand et le plus gros, qui vit surtout en forêt humide de montagne, le colibri huppé (Orthorynchus cristatus), le plus petit qui fréquente tous les milieux, le colibri falle vert (Eulampis holoserieus) amateur des zones sèches et le colibri à tête bleu (Cyanophaïa bicolor) des zones montagneuses. Les colibris se nourrissent du nectar des fleurs utilisant leur long bec et leur langue protractile, aidés en cela par la possibilité de faire du surplace.

Les îles Sub-Antarctiques (2012)

Une île sub-antarctique est, en géographie, une île située à l’extrême Sud des océans, mais néanmoins plus au Nord que la latitude 60° S. Le climat de ces îles est très venteux, frais à froid selon la latitude mais pas polaire. La mer y reste libre en permanence. Elles hébergent pour la plupart de grandes colonies d’oiseaux et de mammifères marins. Si on excepte les îles Malouines, un peu moins de 3 000 habitants, Tristan da Cunha (environ 300 habitants), elles n’ont pas de population permanente et leurs seuls habitants sont des chercheurs.

Les îles australes françaises abritent la diversité spécifique d’invertébrés et de plantes la plus importante des îles subantarctiques. Les vertébrés sauvages y constituent une des biomasses les plus riches de la planète. Plantes et animaux présentent des adaptations originales développées au cours de plusieurs millions d’années d’évolution dans un isolement total, au sein de l’océan, à des milliers de kilomètres de tout continent.

Les oiseaux qui ont pu s’adapter aux particularités de ces régions sont typiquement marins. Les plus nombreux sont les manchots. Quatre espèces sont prédominantes dans les îles australes : le royal, le papou, le gorfou sauteur et le gorfou doré (ou macaroni). Elles abritent également au moins 10 espèces d’albatros. Les autres oiseaux marins se répartissent entre pétrels (25 espèces), cormorans, skuas, goélands, sternes, damiers du Cap... Les chionis et les canards d’Eaton sont les seuls oiseaux non marins des TAAF. L’archipel de Crozet est connu pour être la plus grande réserve naturelle d’oiseaux au monde. On le surnomme d’ailleurs « l’archipel aux 25 millions d’oiseaux » : 36 espèces d’oiseaux s’y reproduisent, dont 6 espèces d’albatros et on y trouve 60 tonnes d’oiseaux par km² ! L’île d’Amsterdam abrite quant à elle la plus grande population d’albatros à bec jaune au monde ainsi que la seule population d’albatros d’Amsterdam, espèce endémique de l’île dont l’unique site de reproduction actuel est le Plateau des Tourbières, à 600 m d’altitude.

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