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Prospection ornithologique concertée à Molène - 15 octobre 2011

Deuxième édition de cette prospection annuelle sur l’île de Molène. L’occasion pour nous de présenter plus en détails cette île et ses différentes particularités écologiques. Une grande diversité de milieux sur une petite superficie de moins de 100 hectares.

Présentation de l’île

Molène est d’une superficie de 95 hectares, 127 hectares si on lui ajoute l’îlot de Ledenez Vraz, situé au nord- ouest et accessible à pied à marée basse.

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La hauteur maximale n’excède pas 26 mètres. L’île compte un peu plus de 200 habitants (beaucoup moins pendant l’hiver !). Fait notable, il n’y a pas de voiture sur l’île à l’exception d’un taxi collectif. La brouette permet de transporter les objets pondéreux. À la différence d’Ouessant, Molène ne possède pas de vallons boisés. Les seuls arbres se trouvent dans les jardins du bourg, certains atteignant toutefois des tailles respectables dans cet environnement hostile.

De petits jardins, certains en friche, offrent des micro-habitats favorables au stationnement d’oiseaux en halte migratoire. Le reste de l’île est composé de pelouses littorales, de vastes étendues de fougères et de ronces et d’importants platiers rocheux en périphérie, particulièrement sur sa partie ouest.

À noter une particularité de Molène : il n’existe aucune mare ou plan d’eau douce sur l’île. Il y a par contre un petit plan d’eau sur Ledenez Vraz mais ses berges pentues sont peu favorables au stationnement des oiseaux d’eau.

Certaines zones méritent une attention particulière :

  • la côte entre l’embarcadère et le môle du Charcot est certainement la plus favorable pour le stationnement des laro-limicoles ;
  • les jardins à proximité du sémaphore offrent de multiples abris et secteurs d’alimentation pour les passereaux insectivores ;
  • les secteurs maraîchers sont certainement une particularité de Molène dans la mesure où ils fournissent une nourriture abondante à de nombreux fringilles susceptibles d’attirer des congénères plus rares ;
  • les platiers rocheux de la côte ouest abritent des reposoirs de limicoles à marée haute. C’est là qu’il faut rechercher les Bécasseaux violets, notamment.

Jean-Philippe SIBLET, Natur Eussa n°2 Année 2011, Prospection ornithologique concertée à Molène - 15 octobre 2010

Prochainement, la liste complète des observations 2011.


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