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Prospection en mer 2009 Les premières sorties

Lors de l’été 2009, le premier de l’association naissante, trois sorties en mer au large d’Ouessant ont été organisées par l’A.N.O.

D’un côté, des problèmes techniques se sont accumulés et le bateau de l’association Patron François Morin avec lequel nous comptions organiser ces sorties n’a pu être mis à l’eau avant l’automne.

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De l’autre, nous avons trouvé in extrémis une solution de remplacement et il a été possible de naviguer sur un voilier. Merci à son skipper. Ces sorties ont permis, et c’était notre but, de prouver la présence de l’océanite de Wilson au large d’Ouessant en été. Elle ont aussi données lieu à des observations de mammifères marins (Petit Rorqual, Marsouin et Grand Dauphin).

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Et de nombreux oiseaux à quelques mètres (Océanites tempête et de Wilson, Pétrel fulmar, Puffin fuligineux, Puffins cendrés, Puffin des baléares, goélands bruns, argentés).

Les oiseaux étaient attirés par le "Chum", mélange odorant à base de poisson, lâché derrière le bateau. Toutes les espèces observées ont été photographiées, dont voici quelques clichés.

Yvon Le Corre

Extrait de l’article "Prospections pélagiques au large d’Ouessant : étés 2008, 2009 & 2010, Frantz Barrault & Yvon Le Corre, Natur Eussa N°1 - année 2010

...Avec l’observation d’un Pétrel de Wilson le 15 août, l’objectif initial de ces prospections est atteint : ainsi que nous l’avions imaginé, l’espèce est bien présente et observable à la pointe de la Bretagne.

L’individu s’est présenté seul en milieu de journée, vers 13 h 30, à un moment très calme, sans aucun autre oiseau à proximité du bateau. Il est apparu comme « venu de nulle part », a contourné le bateau pour se positionner à une trentaine de mètres en arrière, au-dessus de la traînée de « chum » (appât odorant constitué de déchets de poisson, huile de foie de morue et pop corn), puis a repris sa route. Cette observation aura duré à peine 2 minutes en tout et pour tout, mais quelle émotion à bord, et quelle récompense pour tous les efforts déployés depuis plus d’une année !

De ces sorties nous tirons d’ores et déjà divers enseignements :

  • la moindre dégradation des conditions météorologiques rend rapidement la sortie pénible : mal de mer, observation et prises de vue difficiles ;
  • pour être efficace, le nombre minimal de participants est de cinq. Celui qui s’occupe du chum ne peut consacrer que 20 % de son temps à la veille. Trois observateurs se partagent efficacement les 360° à scanner en permanence. Le cinquième peut « lâcher l’horizon » et vaquer à d’autres occupations ;
  • les oiseaux ne s’approchent guère à moins de 50 mètres du bateau. Ceci peut être imputable aux mouvements de balancier importants du mât d’environ 10 mètres, oscillant à la moindre vague. Une embarcation de type bateau de pêche favoriserait sans doute des observations plus rapprochées ;
  • stratégiquement située à l’entrée de la Manche, sur la route entre les îles Britanniques et l’Atlantique sud, la zone considérée ne peut que se révéler riche en surprises diverses. Encore faut-il passer du temps en mer...

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Association Naturaliste d’Ouessant

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