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Prospection en mer 2008 Le projet

Extrait de l’article "Prospections pélagiques au large d’Ouessant : étés 2008, 2009 & 2010, Frantz Barrault & Yvon Le Corre, Natur Eussa N°1 - année 2010

Depuis de nombreuses années déjà, la perspective de sorties en mer au large d’Ouessant nourrissait le rêve de nombreux ornithologues. En juin 2003, la publication d’un article [1] à propos des observations estivales régulières de Pétrels (ou Océanites) de Wilson (Oceanites oceanicus) au large des îles Scilly, Cornouaille britannique, avait fortement retenu notre attention. De même, les observations régulières de cette espèce au large des côtes de la Galice (Espagne) et du Portugal rendaient très plausible l’hypothèse que des observations analogues puissent être envisageables au large de la pointe du Finistère. Prouver la présence de cette espèce pélagique, nichant en Antarctique et sur les îles au sud du 40e parallèle sud, d’observation rarissime en France, inconnue de nous deux, devint un projet commun.

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Une première expérience en 2008 annonce un projet pour l’ANO

Fin juillet 2008, l’idée se concrétise. Nous passons une semaine sur Ouessant afin de prospecter quotidiennement l’ouest de l’île à bord de l’Immaculée Conception, un coquillier de la rade de Brest, vieux voilier en bois de 1952, gréé en cotre et prêté par des amis.

La météo et l’état de la mer ne permettent qu’une seule sortie de 4 heures, le premier jour. Ce sera néanmoins l’occasion d’observer un Pétrel sp. (Pterodoma sp.) — très probablement un Pétrel gongon (P. feae) —, donnée validée depuis par le Comité d’homologation nationale (Barrault & Le Corre, 2009 — Reeber & le CHN, 2009). Nous passons les 4 jours suivants sur l’île à attendre, en vain, que la météo redevienne favorable.

Au-delà de l’énorme frustration engendrée, l’expérience nous a enseigné au moins deux choses essentielles. D’une part, comme nous l’avions imaginé, du fait de leur situation géographique, la pointe bretonne et plus particulièrement l’ouest de l’archipel d’Ouessant - Molène recèlent un potentiel très riche et sous-prospecté. D’autre part, comme le savent déjà tous les marins, la zone s’avère extrêmement exigeante et dangereuse. Les sorties ne sont envisageables que par temps calme, avec un minimum de houle, de vent et de courant. Conditions rarement réunies...


Notes

[1(Flood, 2003 Flood, B. 2003. Wilson’s Petrels off the Isles of Scilly 2000-2002. Birding World 16(5) : 210-218)

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